Elections Professionnelles du 4 décembre 2014

4 scrutins organisés le même jour : CTE, CTU, CTPMESR, CCP-ANT

Partout le bulletin de vote FSU pour défendre le service public et ses personnels.

 

Université  de Tours

 

 

Le 4 décembre 2014, élections au Comité Technique d’Etablissement.

Pour nos conditions de travail, pour l’emploi et les statuts : votez et faites voter FSU 

Depuis 2011 les Comités techniques d’établissement (CTE), remplacent les Comités techniques paritaires (CTP) ; la direction de l’université est obligée de consulter le CTE sur toutes les mesures qui concernent l’emploi et les conditions de travail. Dans ce cadre, à Tours, avec 4 élus sur 10, la FSU a défendu par ses positions et ses votes les exigences de l’emploi public et statutaire pour exercer les missions de l’université. Elle a travaillé à l’unité des organisations syndicales qui –en cas de vote contre unanime- oblige la présidence à revoir sa copie ou à passer en force dans un délai d’un mois.

Le calendrier électoral unique pour l’ensemble de la fonction publique d’État : vote le  jeudi 4 décembre 2014.

Le rôle d’un CT

Les atteintes aux statuts, à l’emploi, aux conditions de travail   des salariés du supérieur  ont été multipliés par la loi LRU de 2007 et par la loi Fioraso de 2013 –en particulier par le dispositif de régionalisation de l’enseignement supérieur qui se présente sous le terme COMUE.

Règles de gestion des carrières, recrutements, charges de services, conditions de travail, politique de l’établissement, hygiène et sécurité, parité femmes-hommes, action sociale, prise en compte du handicap, etc.  figurent à l’ordre du jour des CTE. Des documents clé pour l’établissement comme le bilan social et le rapport hygiène et sécurité doivent leur être présentés chaque année, permettant un contrôle des problèmes existants et des actions engagées.

Les statuts en danger

Ces élections se déroulent dans un contexte de réduction des moyens de la fonction publique. Le recours aux agents non titulaires et les externalisations de services augmentent. Les réponses aux appels d’offre liés à l’ANR et au Grand Emprunt (I-Site) mobilisent un grand nombre de collègues souvent au détriment des missions premières de recherche et de formation. Comme l’ont mis en évidence les syndicats de la FSU et plus récemment l’opération « Sciences en Marche », l’enseignement supérieur et la recherche  et ses personnels souffrent de la réduction des financements directs et récurrents. La  loi issue du protocole d’accord sur les agents non titulaires, que la FSU a refusé de signer, se place délibérément dans une optique d’extension du recours aux CDI, et sans aucun encadrement des conditions de carrière et de travail. Le maigre dispositif de titularisation  a concerné très peu d’agents dans le supérieur, ce qui rend plus que nécessaire la bataille pour obtenir la stabilisation des collègues en place et une titularisation du plus grand nombre possible de collègues contractuels. Il faut aussi imposer des salaires, des carrières et des conditions de travail corrects pour tous.

La déréglementation de la gestion et des charges de service des personnels fonctionnaires se poursuit. La redéfinition de l’ensemble des corps dans un Référentiel des Métiers sous forme de fiches emploi énumérant des compétences allant d’un vague savoir faire à des compétences comportementales comme la « résistance au stress » préfigure l’abandon de la notion de qualification, limite le recrutement par concours, et  accroît le pouvoir  des directeurs du personnel. Souffrance au travail,  harcèlement, refus de titularisation, non-renouvellements abusifs de contrats se multiplient : le CTE de Tours et plus encore les sections syndicales de la FSU ont été saisis d’un grand nombre de cas pour lesquels nos interventions ont compté pour faire adopter  des réponses plus justes, comme plus largement des règles plus transparentes d’accès à la CDIsation, la limitation de la charge de travail des contrats d’enseignement. Au-delà de « guides de bonnes pratiques » ou de « chartes », la FSU se bat pour des droits.

La FSU combattra résolument ces dérives au sein des CT comme par l’action collective nationale et dans les établissements

 

Des élus FSU combatifs pour la défense de tous

Dans le mandat qui s’achève, les 4 représentants FSU ont été les porte-parole de l’ensemble des collègues, BIATSS, ITA, enseignants, enseignants-chercheurs et chercheurs. Ils ont combattu l’individualisation de la gestion des personnels, basée sur des primes au mérite, des avancements à la tête du client, et une mise en concurrence exacerbée.

A Tours, les élus FSU au CTE se sont battus pour  faire respecter les qualifications et les droits de tous les personnels,  pour le maintien à leur niveau des décharges de service  d’enseignement des nouveaux  maîtres de conférences, pour que le CTE soit consulté sur le projet de COMUE et exprime les inquiétudes des personnels sur des statuts qui dépouillent l’université de Tours et ses conseils élus de nombre de ses prérogatives.

Dans le mandat à venir, ils se battront

-    pour des mesures concrètes de résorption de la précarité et la stabilisation des collègues actuellement sur emplois précaires, en leur accordant des conditions de carrière et de travail similaires à celles des personnels titulaires et l’interdiction de recrutement de nouveaux précaires,

-    pour un plan pluriannuel de création d'emplois de titulaires correspondant aux titularisations et aux besoins nouveaux pour favoriser la réussite des étudiants, répondre aux besoins de la recherche et améliorer les conditions de travail de tous

-    pour promouvoir l’égalité femmes-hommes concernant l’emploi, les carrières et les statuts,

-    pour des règles de gestion des carrières définies en concertation, écrites, claires et connues de tous, et non la généralisation du recours à des salaires différenciés

-    pour l’intégration des primes au salaire, et, dans cette attente, pour que les primes existantes soient réparties démocratiquement et de façon équitable entre l’ensemble des agents,

-    pour le respect de l’indépendance pédagogique et scientifique des personnels d’enseignement et de recherche

-    pour un système démocratique, collégial et transparent de répartition des services et d’équivalence des tâches, la réduction des tâches administratives des personnels d’enseignement et de recherche, 

-    pour l’amélioration de la santé et la sécurité au travail, et la prise en compte du handicap dans le travail

-    pour attribuer des moyens à la  cellule « harcèlement-souffrance » émanant du CHSCT pour agir contre la souffrance au travail

 

Attachés à la préservation des statuts nationaux les élus FSU s’opposeront à la prolifération de dispositions locales tendant au clientélisme, au favoritisme et à l’autoritarisme. En  particulier, ils s’opposeront à tout détournement de l’évaluation des enseignements en une évaluation locale des enseignants-chercheurs. Ils feront en sorte (voir par exemple nos sites web) que soient largement diffusées à tous les personnels les délibérations du CT et les suites données par l’administration.

La défense de la fonction publique et la préservation du service public dans l’enseignement supérieur sont un combat majeur nécessitant la mobilisation de tous les collègues. Au sein du C T, les élus FSU relayeront ce combat et feront tout pour le renforcer. Les listes FSU comportent des collègues de toutes catégories, des femmes et des hommes qui vous défendront et relaieront les discussions et délibérations du CT auprès des élus des autres Conseils.

 

 

BIATSS & ITA, enseignants-chercheurs, enseignants, chercheurs,

titulaires et contractuels,

 

Participez au vote, pour le service public en votant FSU

 

 

Les syndicats FSU de l’enseignement supérieur : SNASUB, SNCS, SNEP, SNESUP, SNICS, SNUActe

 

Modalités des élections :

-    Sont électeurs tous les personnels exerçant dans l’établissement : BIATSS & ITA, enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs, titulaires et non titulaires

-    Les listes électorales seront affichées : vous avez jusqu’à la veille du scrutin pour vérifier votre inscription et faire corriger

-    C’est un scrutin de liste sans panachage. La liste FSU comporte 10 titulaires et 10 suppléants

-    Le vote aura lieu le 4 décembre à l’urne ; il n’y a pas de procuration

-     vote par correspondance  possible (voir circulaire)