Elections du 6 décembre

 

Le 6 décembre 2018, élections au Comité Technique d’Établissement

Pour nos conditions de travail, pour l’emploi et les statuts : votez et faites voter FSU 

La direction de l’université est obligée de consulter le Comité Technique sur toutes les mesures qui concernent l’emploi et les conditions de travail. Dans ce cadre, à Tours, avec 3 élus sur 10, la FSU a défendu par ses positions et ses votes les exigences de l’emploi public et statutaire pour exercer les missions de l’université. Elle a travaillé à l’unité des organisations syndicales qui – en cas de vote contre unanime – oblige la présidence à revoir sa copie ou à passer en force dans un délai d’un mois. Ce fut  le cas sur le dossier de la protection complémentaire santé.

Le rôle d’un CTE

Les atteintes aux statuts, à l’emploi, aux conditions de travail des salariés du supérieur ont été multipliées par la loi LRU de 2007, la loi Fioraso de 2013, la loi ORE de 2018 – en particulier par le dispositif de régionalisation de l’enseignement supérieur  et la ComUE.

Règles de gestion des carrières, recrutements, charges de services, conditions de travail, politique de l’établissement, hygiène et sécurité, parité femmes-hommes, action sociale, prise en compte du handicap, etc. figurent à l’ordre du jour du CT. Des informations obligatoires dans le bilan social et le rapport Hygiène et sécurité doivent  être présentés chaque année..

Les statuts en danger

Ces élections se déroulent dans un contexte de réduction des moyens de la fonction publique. Le recours aux agents non titulaires comme les  externalisations de services augmentent considérablement. Les réponses aux appels d’offre liés à l’ANR et aux Programmes d’Investissements d’avenir (PIA) mobilisent un grand nombre de collègues, souvent au détriment des missions premières de recherche et de formation. L’enseignement supérieur et la recherche et ses personnels souffrent de la réduction des financements directs et récurrents. L’extension du recours aux CDI, et sans aucun encadrement des conditions de carrière et de travail. Le maigre dispositif de titularisation Sauvadet a concerné  peu d’agents dans le supérieur, ce qui rend  nécessaire la bataille pour obtenir la stabilisation des collègues en place et une titularisation du plus grand nombre possible de collègues contractuels. Il faut aussi imposer des salaires, des carrières et des conditions de travail corrects pour tous.

La déréglementation de la gestion et des charges de service des personnels se poursuit. La redéfinition de l’ensemble des corps sous forme de fiches-emplois, où sont énumérées diverses “compétences” – depuis un vague savoir-faire jusqu’à des capacités comportementales comme la « résistance au stress » conjuguée au très petit nombre de  recrutements par concours et accroît le pouvoir des chefs de service du côté des BIATSS et induit du côté des Enseignants-Chercheurs et Enseignants un comportement hiérarchique qui n’a pas d’existence légale. Souffrance au travail, harcèlement, refus de titularisation, non-renouvellements abusifs de contrats se multiplient : le CTE de Tours et plus encore les sections syndicales de la FSU ont été saisis d’un grand nombre de cas, dans lesquels nos interventions ont compté pour faire adopter des réponses plus justes, en particulier des règles plus transparentes d’accès à la CDIsation et une limitation de la charge de travail dans les contrats d’enseignement. Au-delà d’un « cadre de travail» ou de « chartes », la FSU se bat pour des droits.

La FSU combattra résolument, au sein des CTE comme par l’action collective locale et nationale toutes les régressions dans les conditions de travail et les salaires

 

Des élus FSU combatifs pour la défense de tous

Dans le mandat qui s’achève, les représentants FSU ont été les porte-parole de l’ensemble des collègues, BIATSS, ITA, enseignants, enseignants-chercheurs et chercheurs. Ils ont combattu l’individualisation de la gestion des personnels, basée sur des primes au mérite, des avancements à la tête du client, et une mise en concurrence exacerbée.

À Tours, les élu.e.s FSU au CTE se sont battus pour que dans le cadre de la ComUE les menaces sur les transferts de personnel  s’éloignent ; contre des réorganisations internes à notre université, hyper-centralisatrices qui dépouillent les conseils élus de nombre de leurs prérogatives ; pour faire respecter les qualifications et les droits de tous les personnels,  contre la diminution des décharges de service d’enseignement des nouveaux maîtres de conférences,

Dans le mandat à venir, ils se battront pour :

-    obtenir des postes statutaires supplémentaires pour faire face à l’augmentation des effectifs, pour mettre tous les emplois aux concours en s’opposant aux gels d’emplois

-    des mesures concrètes de résorption de la précarité et la stabilisation des collègues actuellement sur emplois précaires, en leur accordant des conditions de carrière et de travail similaires à celles des personnels titulaires et l’interdiction de recrutement de nouveaux précaires

-    un plan pluriannuel de création d'emplois de titulaires correspondant aux titularisations et aux besoins nouveaux pour favoriser la réussite des étudiants, répondre aux besoins de la recherche et améliorer les conditions de travail de tous

-    promouvoir l’égalité femmes-hommes concernant l’emploi, les carrières et les statuts

-    des règles de gestion des carrières définies en concertation, écrites, claires et connues de tous, et non la généralisation  de salaires différenciés

-    l’intégration des primes au salaireet, dans cette attente, pour que les primes existantes soient réparties démocratiquement et de façon équitable entre l’ensemble des agents

-    le respect de l’indépendance pédagogique et scientifique des personnels d’enseignement et de recherche

-    un système démocratique, collégial et transparent de répartition des services et d’équivalence des tâches, la réduction des tâches administratives des personnels d’enseignement et de recherche

-    l’amélioration de la santé et la sécurité au travail, et la prise en compte du handicap dans le travail

-    attribuer des moyens au CHSCT pour agir contre la souffrance au travail et l’ensemble des risques psychosociaux.

 

Attachés à la préservation des statuts nationaux, les élus FSU lutteront contre la prolifération de dispositions locales tendant au clientélisme, au favoritisme et à l’autoritarisme. En  particulier, ils s’opposeront à tout détournement de l’évaluation des enseignements en une évaluation locale des enseignants-chercheurs et enseignants. Ils feront en sorte (voir par exemple nos sites web) que les délibérations du CTE et les suites données par l’administration soient largement diffusées à tous les personnels.

La défense de la fonction publique et la préservation du service public d’enseignement supérieur sont un combat crucial nécessitant la mobilisation de tous les collègues. Au sein du CTE, les élus FSU mèneront ce combat et feront tout pour le renforcer. Les listes FSU rassemblent des collègues syndiqués ou non de toutes catégories, des femmes et des hommes qui vous défendront et relaieront les discussions et délibérations du CTE.

 

 

BIATSS & ITA, enseignants-chercheurs, enseignants, chercheurs,

titulaires et contractuels,

 

participez au vote, pour le service public, en votant FSU