Tours dans le paysage universitaire

Les résultats des appels à projets lancés par le gouvernement au titre du "grand emprunt" démontrent une logique de concentration des financements (relatifs aux intérêts produits par l'emprunt) sur un petit nombre de thématiques et d'universités.

La course au gigantisme (présenté comme "masse critique") favorise la région parisienne et quelques grandes métropoles, mais surtout provoque une mise en concurrence stérile des établissements et des collègues.

L'université de Tours qui joue un rôle essentiel tant en recherche qu'en formation dans la plupart des disciplines, se trouve fragilisée...même si un projet Labex est retenu. L'inquiétude porte  par exemple sur les préparations aux concours (Capes et agrégations) que le SNESUP considère comme stratégique de maintenir et de développer.

Lors de la visite de l'AERES  à l'université (12 & 13 avril prochains), les élus SNESUP entendent défendre une conception ouverte, plurielle et pluraliste de l'université. La transparence et la collégialité doivent devenir moteur du rayonnement de l'université.