Comportement patronal de la direction de l'université de Tours

CUEFEE et CRL  de Tours lourdes menaces sur l'emploi et les conditions de travail

 

Loi LRU + RCE (Responsabilités et Compétences Elargies) :

des logiques patronales auxquelles le SNESUP s'oppose.

Lettre de la section SNESUP au président de l'université de Tours, le 22 juillet,

Monsieur le président,

Cher Collègue,

Après plusieurs tentatives pour alerter sur deux situations qui 
troublent majoritairement les personnels chaque fois concernés et tenter 
de construire des modalités de discussion, je suis conduit au nom du 
SNESUP, et après une ultime tentative de débloquer ces dossiers hier à 
mon initiative en venant rencontrer  Alain Roncin, de m'adresser au 
président de l'université sans doute à la veille de ses vacances.


Les deux affaires sont distinctes mais manifestent  dans leur traitement 
par l'université de la même forme de désinvolture tant à l'égard des 
personnes -ce qui est perçu comme tel  avec raison - qu'en matière de 
procédures de concertation, de consultation des instances habilitées et 
des processus de décisions.


1) CUEFEE

L'urgence première est de maintenir en l'état de cette présente année 
universitaire les conditions de travail des personnels tant titulaires 
que contractuels pour la prochaine année. Les services sont décomptés en 
heures TD ce qui correspond à 384h annuelles. Le passage à des heures 
TP  n'est pas acceptable.

D'autres aspects quant à la mission du CUEFEE, sa situation de 
concurrence avec d'autres -institut de Touraine, par exemple- dans un 
cadre où l'ensemble des opérateurs publics ne semble pas jouer de 
manière très solidaire, comme les responsabilités reconnues  du CUEFEE 
dans la délivrance des certifications en langue,... et également les 
questions de stabilisation dans l'emploi via une CDIsation des collègues 
qui présentent les conditions d'exercice requises devraient faire 
l'objet d'une négociation avec tous les acteurs au cours de la prochaine 
année universitaire.

Les personnels du CUEFEE  qui nous ont alerté de manière collective ne 
seront pas dupes d'une manoeuvre qui avancerait maintenant un  ou deux  
hypothétique (s) passage(s) en CDI contre l'alourdissement des 
conditions de travail de tous les autres.


2) CRL

La mise en chantier puis en route des CRL dans les composantes et sites 
universitaires de manière progressive a conduit sans doute à des 
disparités dans le décompte des moyens requis pour cette nouvelle et 
spécifique activité, toutefois il semblait raisonnable -et ce fut le cas 
pour l'essentiel cette année - d'accorder une décharge de 100 h 
(éventuellement partagée entre plusieurs collègues) pour chaque 
responsabilité d'un CRL. Nous demandons que cela soit maintenu alors que 
semblerait avoir été acté (par l'assemblée des directeurs de 
composantes, selon A Roncin) un passage à 64h.

Encore une fois cette mesure urgente pour respecter le travail passé et 
actuel des collègues, n'interdit pas de poser par ailleurs d'autres 
questions. Peut-on faire un début de bilan des CRL? Comment évoluent les 
savoirs et compétences des étudiants? quelles sont les demandes des 
collègues et es étudiants? Quelle politique d'emplois?



Enfin, responsable syndical et élu au CA, je m'étonne que sur ces deux 
dossiers qui touchent aux conditions de travail de personnels 
statutaires ou non, ni le CTP, ni la CCANT, n'ont été réunis. La 
validité d'une décision des directeurs de composante me parait elle 
aussi très contestable...j'en avais fait l'observation au CA de juillet 
lorsqu'il s'est agit de discuter de l'affectation des postes vacants.
Ainsi ces dispositifs n'ont pas de fondement administratif sérieux.


J'espère que sur ces deux dossiers, et au plus vite, les personnels  
concernés pourront être rassurés et bénéficier comme tous de vacances 
sereines.

bien sincèrement
jean fabbri

Comme je l'ai dit à Alain Roncin, je reste disponible pour tout échange 
sur ces questions